Histoire

L’idée de Managia est née durant la période du confinement. Elle s’est précisée à l’été 2023 avec la volonté de créer une chaire de recherche et d’enseignement consacrée à l’intelligence artificielle au service de l’être humain. Cette dernière, portée par 3 fondateurs, l’ISEN, Strate Ecole de Design Lyon et Polaria s’est concrétisée en février 2024.

ligne de conduite

Le contexte de création de cette chaire ne révèle pas une limite technologique, mais une limite humaine et morale : la peur du changement, de la perte d’emploi ou d’identité. 

Dans ce cadre, Managia s’attache à repenser la place de l’humain face à l’intelligence artificielle, non pas comme un acteur à remplacer, mais comme un être à valoriser en optant pour une approche humano-centrée. Il s’agit d’analyser l’impact réel de ces technologies sur le travail, les compétences et la valeur de l’humain, afin de déterminer jusqu’où il est souhaitable d’aller dans l’automatisation : que confier à la machine et que préserver comme spécifiquement humain. 

Il s’agit ainsi d’identifier comment permettre aux personnes impactées par les innovations liées aux IA de continuer à apporter leur valeur ajoutée à leurs organisations, tout en favorisant leur montée en compétences pour qu’elles puissent anticiper, s’adapter et innover. Cela implique d’identifier les opportunités et les risques associés à l’émergence de l’IA générative, et de repenser les processus, les pratiques et le management de l’entreprise pour en faire un lieu d’évolution partagée entre humain et technologie. 


Raison d’être

La chaire a pour raison d’être d’observer, de comprendre et d’outiller l’usage choisi de l’intelligence artificielle dans la vie des individus, des organisations et de la société. Elle s’attache à étudier les mutations des relations entre l’IA et l’humain, depuis les usages du quotidien jusqu’aux phases de conception et de prototypage.

fonctionnement

Les principaux points d’actions de la chaire s’articulent autour de la création d’outils, de la mise en place de formations et de la réalisation de diagnostics autour de l’IA. 

La chaire articule sciences humaines, design et ingénierie pour transformer les constats issus du terrain en cadres d’action concrets. 

Nous observons les usages réels de l’IAG à travers des enquêtes de terrain, des entretiens anthropologiques et une veille algorithmique, afin de collecter récits, gestes et métriques. 

Nous modélisons ensuite ces données par des analyses croisées quali-quanti, des matrices forme-fonction et des datavisualisations, afin d’identifier leviers, risques et opportunités pour le travail, la créativité et la gouvernance.

Enfin, nous prototypons et testons ces hypothèses lors de sprints de design prospectif, en mobilisant fabrication rapide (IA tools, impression 3D, code), tests utilisateurs et nudges bio-inspirés. Cette démarche intégrée, fondée sur le croisement d’observations ethnographiques, d’analyses de données et de scénarios prospectifs, permet de formuler des recommandations actionnables et de tester des solutions concrètes dans la réalité des organisations.

Pour ce faire on retrouve 2 axes principaux de travail :

  • un travail de recherche et d’observation terrain conduisant à l’observation, l’audit, l’accompagnement des structures en matière d’intégration des IA génératives au sein des organisations.

  • un travail de mise en place de formations certifiées, d’outils et de déploiements de ces formations auprès des acteurs économiques et des salariés.

Ce travail de recherche porte sur une double dimension. La première s’oriente sur les compétences associées aux IA génératives. La seconde sur l’accompagnement à l’intégration des IA génératives dans une organisation et aux stratégies et méthodologies de conduite du changement associés.